La Villa
Louvier

La maison de maître accueille l’exposition permanente du centre patrimonial au rez-de-chaussée, une salle d’expositions temporaires et les bureaux de l’association Mémoire d’Ozon au 1er étage.

Exposition

permanente

 

L’exposition permanente entend promouvoir un bourg dauphinois au sein du pays de l’Ozon, territoire de transition entre Lyon et l’Isère par son histoire, l’architecture, ses objets d’art, ses savoir-faire traditionnels et ses milieux naturels. Les grands mouvements artistiques nationaux peuvent être suivis sur des exemples locaux en architecture, peinture, sculpture et orfèvrerie civile ou religieuse.

L’exposition permanente s’intègre dans les salles du rez-de-chaussée, aux volumes et aux décors préservés, dans l’ambiance d’un intérieur bourgeois. Les visiteurs sont accueillis dans le grand hall d’entrée par un film visualisant les monuments et les richesses artistiques.

La commune est géographiquement présentée avec les prémices de l’occupation humaine et  l’Antiquité. Les trois salles suivantes sont dédiées à l’histoire, aux savoir-faire et aux milieux naturels avec un coloris propre à chaque pièce. L’histoire est abordée selon les grandes périodes historiques : le Moyen Âge, la période moderne (XVIIe et XVIIIe), la période contemporaine (le XIXe jusqu’en 1914) et le XXe sous la forme d’un film d’animation. L’histoire se dévoile chronologiquement à travers les témoignages des différentes périodes, regroupés par thème dans différents chapitres : seigneurie, religion, urbanisme, architecture… La diffusion du style baroque, du néo-classique ou du romantisme est relayée dans la localité par les principales familles nobles et bourgeoises.

Les savoir-faire sont traités à travers deux grandes traditions locales : l’impression sur étoffes et la galoche, chaussure à semelle de bois revêtue de cuir. Si la production de galoches est révolue, l’impression traditionnelle sur étoffes au cadre plat perdure. Des outils relatent des techniques vieilles de plusieurs siècles. La meunerie, toujours présente, est un autre atout.

Les milieux naturels entourant la commune se distinguent par leur diversité. La zone humide des anciens marais permet la culture du cresson, spécialité locale. Le plateau des Grandes-Terres, les collines de Crapon et la basse vallée de l’Ozon offrent des conditions géologiques et des paysages bien différenciés.

En complément du rez-de-chaussée, l’escalier retrace l’évolution sur trois générations de la famille Dupoizat, propriétaire des lieux de 1879 à 2010, grâce à un abondant fonds photographique.

Le centre patrimonial s’adresse à différents publics : enfants, adultes, habitants, amateurs de patrimoine grâce à plusieurs niveaux de lecture pour faciliter les visites. Les panneaux d’exposition sont complétés par un livret d’accompagnement comportant des notices détaillées remis avec le billet d’entrée. Les films apportent des compléments sur les savoir-faire, les aspects artistiques et les milieux naturels.

Expositions temporaires et animations des lieux

La grande salle du 1er étage est réservée aux expositions temporaires et aux conférences. L’étage entend répondre à d’autres centres d’intérêt dans le cadre de partenariats culturels : photo, peinture ou sculpture par exemple, afin d’animer les lieux. Une salle reçoit l’association locale Mémoire d’Ozon. Des visites guidées permettent l’accueil de groupes avec l’ouverture de la structure sur le centre-bourg et son environnement paysager. Des activités en direction du public scolaire sont aussi prévues avec les enseignants.

Mémoire D’Ozon

En 1994 à l’initiative de professeurs du collège Jacques Prévert à Saint-Symphorien-d’Ozon, et dans le cadre d’un projet d’action éducative, une exposition et une brochure intitulées : « Si Saint-Symphorien-d’Ozon m’était conté » ont été réalisées et présentées au public.

Devant le vif intérêt manifesté par les visiteurs au cours de cet événement, l’association Mémoire d’Ozon s’est créée en 1995 et bénéficie depuis du soutien de la municipalité.

À ce jour, 23 « cahiers de l’histoire » associés à des expositions ont été réalisés sur des thèmes très variés : « Parfum de cartes postales », « Saint-Symphorien-d’Ozon, de rue à rue », « Saint-Symphorien-d’Ozon, bourg d’étape sur la RN7 », « Foires et comices », « Saint-Symphorien-d’Ozon : 1939-1945 », « Images du commerce : 1968-2018 », « Être enfant à Saint-Symphorien-d’Ozon »… Le domaine Dupoizat retraçant l’histoire d’une famille, d’une entreprise et d’un lieu a également été l’un des sujets abordés.

La Villa « Louvier » : pourquoi ?

 

« Louvier » fait référence à Antoine Georges dit Antonin Louvier (1818-1892), architecte lyonnais surtout connu pour avoir construit la préfecture du Rhône, de 1879 à 1890.

Son œuvre est bien plus importante puisqu’elle comprend plusieurs églises du département du Rhône : Sainte-Foy-l’Argentière, Les Halles, Saint-Pierre-la-Palud, Quincieux ou Cogny réalisées entre 1856 et 1874 ; des édifices publics civils : école normale d’instituteurs à Villefranche-sur-Saône (lycée Claude-Bernard), prison Saint-Paul à Perrache, asile de Bron ainsi que des bâtiments privés dont sa maison de campagne de la Rémillotte à Saint-Didier-au-Mont-d’Or.

Antonin Louvier est originaire d’une famille de laboureurs et vignerons implantée à Saint-Symphorien-d’Ozon au XVIIIe siècle. Son grand-père, Hugues Louvier, qualifié de vigneron puis de cabaretier en 1791, possède une maison et une propriété de 1,6 hectare. Il épouse, en 1778, Anne Bernanrd, fille de Claude, canabassier, tisserand, marchand de toile de chanvre, et d’Anne Marie Chenavard. La famille reste modeste mais Hugues peut acheter, en prévision de son mariage, deux petites maisons au mas de Novet moyennant 1 060 livres.

Son fils, Jean-Symphorien, naît en 1785. Il occupe la profession de teinturier en soie et s’installe à Lyon. Il se marie à Saint-Symphorien-d’Ozon, en 1816, avec une fille de cultivateurs originaires de Marennes. En pleine ascension sociale au milieu des années 1830, il acquiert près d’un hectare sur la colline surplombant le vieux bourg au lieu-dit Selins, à la sortie sud de la localité, et fait construire vers 1838 par Antoine Marie Chenavard, parent et architecte à Lyon, une belle villa d’inspiration italienne au milieu d’un parc agrémenté d’une vaste terrasse avec rotonde.

Fils de Jean-Symphorien, cadet de deux garçons, Antonin Louvier naît à Lyon en 1818. Il garde de fortes attaches à Saint-Symphorien-d’Ozon où il héritera des terres échues à son père et à son frère aîné.

Ses origines familiales expliquent le parcours professionnel d’Antonin Louvier et ses relations avec Antoine Marie Chenavard, possédant également des ascendants dans le bourg. Antonin lui doit sa formation en tant que professeur à l’école des Beaux-Arts de Lyon et sa carrière. Il lui succède comme architecte départemental, en 1879 et épouse sa seconde fille en premières noces.

Cet enracinement local est à l’origine des réalisations d’Antonin Louvier à Saint-Symphorien-d’Ozon qui témoignent d’une grande activité de 1857 à 1865. Il réalise successivement des édifices privés en débutant par les bâtiments Abry, le domaine Dupoizat actuel. L’habitation est complétée des deux dépendances, la maison du jardinier et un pavillon, l’actuelle orangerie, avec un éclectisme architectural juxtaposant les éléments décoratifs d’époques différentes.

Les travaux pour la famille Lombard de Buffière réaménagent l’hôtel particulier et réorganisent le domaine. La façade néo-gothique de l’église constitue le troisième grand chantier entrepris par Antonin Louvier à Saint-Symphorien-d’Ozon, en 1862-1865.

Antonin Louvier a aussi travaillé pour la famille Lombard de Buffières plus tardivement, de 1882 à 1887, pour la restauration des châteaux de Milliassière (commune de Succieu, en Isère), de Saint-Léger (commune de Charnay-lès-Macon, en Saône-et-Loire) et des Granges (commune de Le Breuil, dans le Rhône).

Il achète une concession perpétuelle au nouveau cimetière des Mariniers à Saint-Symphorien-d’Ozon pour y édifier le tombeau familial où il est inhumé.

La Villa « Louvier » : pourquoi ?

 

« Louvier » fait référence à Antoine Georges dit Antonin Louvier (1818-1892), architecte lyonnais surtout connu pour avoir construit la préfecture du Rhône, de 1879 à 1890.

Son œuvre est bien plus importante puisqu’elle comprend plusieurs églises du département du Rhône : Sainte-Foy-l’Argentière, Les Halles, Saint-Pierre-la-Palud, Quincieux ou Cogny réalisées entre 1856 et 1874 ; des édifices publics civils : école normale d’instituteurs à Villefranche-sur-Saône (lycée Claude-Bernard), prison Saint-Paul à Perrache, asile de Bron ainsi que des bâtiments privés dont sa maison de campagne de la Rémillotte à Saint-Didier-au-Mont-d’Or.

Antonin Louvier est originaire d’une famille de laboureurs et vignerons implantée à Saint-Symphorien-d’Ozon au XVIIIe siècle. Son grand-père, Hugues Louvier, qualifié de vigneron puis de cabaretier en 1791, possède une maison et une propriété de 1,6 hectare. Il épouse, en 1778, Anne Bernanrd, fille de Claude, canabassier, tisserand, marchand de toile de chanvre, et d’Anne Marie Chenavard. La famille reste modeste mais Hugues peut acheter, en prévision de son mariage, deux petites maisons au mas de Novet moyennant 1 060 livres.

Son fils, Jean-Symphorien, naît en 1785. Il occupe la profession de teinturier en soie et s’installe à Lyon. Il se marie à Saint-Symphorien-d’Ozon, en 1816, avec une fille de cultivateurs originaires de Marennes. En pleine ascension sociale au milieu des années 1830, il acquiert près d’un hectare sur la colline surplombant le vieux bourg au lieu-dit Selins, à la sortie sud de la localité, et fait construire vers 1838 par Antoine Marie Chenavard, parent et architecte à Lyon, une belle villa d’inspiration italienne au milieu d’un parc agrémenté d’une vaste terrasse avec rotonde.

Fils de Jean-Symphorien, cadet de deux garçons, Antonin Louvier naît à Lyon en 1818. Il garde de fortes attaches à Saint-Symphorien-d’Ozon où il héritera des terres échues à son père et à son frère aîné.

Ses origines familiales expliquent le parcours professionnel d’Antonin Louvier et ses relations avec Antoine Marie Chenavard, possédant également des ascendants dans le bourg. Antonin lui doit sa formation en tant que professeur à l’école des Beaux-Arts de Lyon et sa carrière. Il lui succède comme architecte départemental, en 1879 et épouse sa seconde fille en premières noces.

Cet enracinement local est à l’origine des réalisations d’Antonin Louvier à Saint-Symphorien-d’Ozon qui témoignent d’une grande activité de 1857 à 1865. Il réalise successivement des édifices privés en débutant par les bâtiments Abry, le domaine Dupoizat actuel. L’habitation est complétée des deux dépendances, la maison du jardinier et un pavillon, l’actuelle orangerie, avec un éclectisme architectural juxtaposant les éléments décoratifs d’époques différentes.

Les travaux pour la famille Lombard de Buffière réaménagent l’hôtel particulier et réorganisent le domaine. La façade néo-gothique de l’église constitue le troisième grand chantier entrepris par Antonin Louvier à Saint-Symphorien-d’Ozon, en 1862-1865.

Antonin Louvier a aussi travaillé pour la famille Lombard de Buffières plus tardivement, de 1882 à 1887, pour la restauration des châteaux de Milliassière (commune de Succieu, en Isère), de Saint-Léger (commune de Charnay-lès-Macon, en Saône-et-Loire) et des Granges (commune de Le Breuil, dans le Rhône).

Il achète une concession perpétuelle au nouveau cimetière des Mariniers à Saint-Symphorien-d’Ozon pour y édifier le tombeau familial où il est inhumé.